Service privé indépendant, non affilié à l'administration. Les démarches officielles sont gratuites sur autoentrepreneur.urssaf.fr

Devenir consultant en micro-entreprise.

Facturez vos premières missions de conseil dès réception du SIRET, sans capital, sans comptable obligatoire.

Créer ma micro-entreprise Création offerte : 0 € de frais de dossier.

L'essentiel pour un consultant

Les chiffres 2026 applicables à votre activité, en un tableau.

Catégorie d'activitéBNC (profession libérale, régime général)
Plafond de chiffre d'affaires 202683 600 € de chiffre d'affaires par an
Cotisations sociales 202625,6 % du chiffre d'affaires
Abattement fiscal forfaitaire34 %
Franchise de TVA37 500 € (franchise services)
Code APE indicatif70.22Z (conseil pour les affaires et autres conseils de gestion), indicatif

ACRE : si vous y êtes éligible, une exonération partielle de cotisations sociales s'applique en début d'activité. Attention, depuis le 1er juillet 2026, l'exonération est réduite à 25 % et la demande doit être déposée dans les 60 jours suivant le début d'activité (décret du 6 février 2026). CFE : exonération l'année de création, et si votre chiffre d'affaires ne dépasse pas 5 000 € par an.

Pourquoi la micro-entreprise est adaptée

Aucun capital à immobiliser

Votre outil de travail, c'est votre expertise et un ordinateur. La micro-entreprise vous évite de créer une société avant même d'avoir signé une première mission.

Idéal pour tester le conseil en parallèle d'un CDI

Le cumul salariat et micro-entreprise est autorisé. Beaucoup de consultants démarrent avec une ou deux missions le soir ou en congés, avant de se lancer à plein temps. Vérifiez simplement la clause d'exclusivité de votre contrat.

Des charges qui suivent vos missions

Le conseil est un métier irrégulier : intermission, mission longue, mois creux. En micro, les cotisations sont un pourcentage de ce que vous encaissez. Zéro chiffre d'affaires, zéro cotisation.

Une facturation simple, même pour les grands comptes

Sous 37 500 € de chiffre d'affaires, vous facturez sans TVA. Un devis, une facture avec la mention de franchise, et votre client est servi.

Comment se lancer : les 4 étapes

Étape 1

Déclarez votre activité

Une déclaration en ligne au Guichet unique suffit : description précise de l'activité (elle détermine votre code APE), périodicité des cotisations, option fiscale éventuelle. Notre accompagnement vérifie chaque champ avant dépôt.

Étape 2

Demandez l'ACRE dans les 60 jours

Si vous êtes éligible (demandeur d'emploi indemnisé, moins de 26 ans, bénéficiaire du RSA notamment), déposez la demande auprès de l'Urssaf dans les 60 jours suivant le début d'activité. Depuis le 1er juillet 2026, l'exonération est de 25 % des cotisations.

Étape 3

Souscrivez une RC professionnelle

Elle n'est pas obligatoire pour le conseil, mais la plupart des grands comptes exigent une attestation avant de vous référencer comme fournisseur. Souscrivez avant la première mission sérieuse.

Étape 4

Signez vos premières missions

Anciens employeurs, ex-collègues, plateformes de freelancing, LinkedIn : le premier client d'un consultant vient presque toujours de son réseau direct. Préparez une offre claire (périmètre, TJM, livrables) avant de prospecter.

Combien pouvez-vous gagner ?

Les TJM constatés se situent généralement entre 300 et 800 € selon la spécialité, la séniorité et le secteur. Les missions de transformation, de data ou de finance se négocient dans le haut de la fourchette ; le conseil généraliste en région plutôt dans le bas.

À 500 € par jour, il vous reste 372 € après les 25,6 % de cotisations sociales, avant impôt sur le revenu. Gardez aussi en tête qu'à ce TJM, le plafond micro de 83 600 € est atteint après 167 jours facturés.

Fourchettes indicatives constatées sur le marché, sans garantie de revenus : vos tarifs dépendent de votre expérience, de votre zone et de votre clientèle.

Points de vigilance avant de vous lancer

L'abattement de 34 % ne couvre que peu de frais réels

Déplacements, sous-traitance, licences logicielles, coworking : rien n'est déductible en micro, l'administration applique un forfait de 34 %. Si vos frais réels dépassent ce niveau, le régime réel ou une société devient plus intéressant.

25,6 % de cotisations à intégrer dans votre TJM

C'est le taux 2026 des BNC au régime général. Sur une journée facturée 500 €, comptez 128 € de cotisations sociales avant impôt. Calculez votre taux journalier en conséquence.

Un TJM élevé atteint vite le plafond

Un consultant à temps plein sur l'année dépasse mécaniquement les 83 600 €. Si votre carnet de commandes se remplit, anticipez le changement de régime plutôt que de le subir.

RC pro fortement recommandée

Une recommandation erronée peut engager votre responsabilité, et beaucoup de grands comptes exigent une attestation de responsabilité civile professionnelle avant de signer.

Si vos missions s'enchaînent à temps plein ou que vos frais réels sont importants, la micro n'est plus le bon costume : créer une société (le plus souvent une SASU) permet de déduire vos charges, de récupérer la TVA et d'optimiser votre rémunération. La création de SASU est offerte chez ma-domiciliation (0 € HT + frais légaux obligatoires).

L'adresse professionnelle de votre micro-entreprise

L'adresse déclarée à la création est publiée dans les registres publics. En option, domiciliez votre activité sur une adresse agréée dès 1 €/mois : votre domicile reste privé, et votre attestation est prête en 5 minutes.

Découvrir l'adresse pro

Questions fréquentes : consultant en micro-entreprise

Quel code APE pour un consultant en micro-entreprise ?
Le plus courant est 70.22Z (conseil pour les affaires et autres conseils de gestion). Le code est attribué par l'INSEE à partir de la description de votre activité : il est indicatif et ne crée pas de droits, mais un code cohérent simplifie vos assurances et vos relations bancaires.
Puis-je cumuler une mission de conseil avec mon CDI ?
Oui, le cumul est autorisé. Deux limites : la clause d'exclusivité éventuelle de votre contrat de travail, et l'obligation de loyauté, qui vous interdit de démarcher les clients de votre employeur sans son accord.
Consultant : BNC ou BIC ?
Le conseil est une prestation intellectuelle : vous relevez des BNC. En 2026, cela signifie 25,6 % de cotisations sociales au régime général et un abattement fiscal forfaitaire de 34 % sur votre chiffre d'affaires.
Faut-il un diplôme pour devenir consultant ?
Non, le conseil en gestion ou en organisation n'est pas une profession réglementée : votre crédibilité repose sur votre expérience et vos références. Attention en revanche aux domaines réglementés qui touchent au conseil, comme le conseil juridique ou financier, réservés à des professions spécifiques.
Puis-je opter pour le versement libératoire de l'impôt ?
Oui, sous condition de revenu fiscal de référence. L'impôt est alors prélevé en même temps que vos cotisations sociales, à un taux fixe sur le chiffre d'affaires, ce qui simplifie la trésorerie. L'option se choisit à la création ou en cours de vie de l'entreprise.
Que se passe-t-il si je dépasse 83 600 € de chiffre d'affaires ?
Si vous dépassez le plafond deux années consécutives, vous basculez au régime réel l'année suivante. Beaucoup de consultants anticipent ce moment en passant en SASU, ce qui permet aussi de déduire les frais réels et de récupérer la TVA.
Créer ma micro-entreprise 10 minutes de questionnaire, un expert vérifie le reste.