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Combien coûte une micro-entreprise par mois en 2026 ?

Publié le · Par L'équipe Portail Micro-Entreprise

Création gratuite, cotisations proportionnelles, CFE, compte, assurances : le budget réel poste par poste, sans mauvaise surprise.

Créer ma micro-entreprise Création offerte : 0 € de frais de dossier.

La création : 0 €, sans exception

Commençons par la bonne nouvelle : créer une micro-entreprise ne coûte rien. La déclaration de début d'activité se fait en ligne sur le Guichet unique des formalités d'entreprises, opéré par l'INPI, et elle est gratuite pour une micro-entreprise, quelle que soit l'activité. Il n'existe ni frais d'immatriculation, ni capital minimum, ni annonce légale à publier, contrairement à une société.

Certains intermédiaires facturent 59 €, 99 € ou plus pour remplir le formulaire à votre place. C'est leur droit, mais sachez que la démarche officielle reste gratuite sur autoentrepreneur.urssaf.fr et que des services accompagnés, comme le nôtre, existent aussi sans frais de dossier. La seule dépense de départ vraiment utile est celle que vous choisissez : une adresse professionnelle, un peu de matériel, une assurance.

Les cotisations sociales : le seul gros poste, et il est proportionnel

C'est la grande force du régime : les cotisations sociales sont un pourcentage fixe de votre chiffre d'affaires encaissé. Pas de chiffre d'affaires, pas de cotisations. Les taux 2026 :

Vente de marchandises, hébergement12,3 % du chiffre d'affaires
Prestations de services BIC (artisans, commerçants)21,2 % du chiffre d'affaires
Professions libérales et prestations BNC25,6 % du chiffre d'affaires

S'y ajoutent des contributions annexes prélevées en même temps, d'un ordre de grandeur bien plus faible : la contribution à la formation professionnelle (de 0,1 % à 0,3 % selon l'activité) et, pour les artisans et commerçants, la taxe pour frais de chambre consulaire. Si vous êtes éligible à l'ACRE, l'exonération de 25 % réduit vos cotisations en début d'activité, à condition de déposer la demande dans les 60 jours (règles applicables aux créations depuis le 1er juillet 2026).

Exemple concret : un consultant qui encaisse 3 000 € dans le mois reverse environ 768 € de cotisations (25,6 %). S'il n'encaisse rien le mois suivant, il ne doit rien.

L'impôt sur le revenu : abattement ou versement libératoire

L'impôt ne se paie pas « en plus » chaque mois, mais il fait partie du coût complet. Deux mécanismes existent : par défaut, votre chiffre d'affaires est reporté sur la déclaration de revenus avec un abattement forfaitaire (71 % pour la vente, 50 % pour les services BIC, 34 % pour les BNC), et le solde est imposé au barème avec le reste de votre foyer.

Sur option et sous condition de revenu fiscal, le versement libératoire permet de régler l'impôt en même temps que les cotisations : 1 % du chiffre d'affaires pour la vente, 1,7 % pour les services BIC, 2,2 % pour les BNC. Le bon choix dépend de votre taux d'imposition : nous y consacrons un article complet sur la déclaration d'impôts du micro-entrepreneur.

La CFE : l'impôt local qu'on oublie la première année

La cotisation foncière des entreprises est due même sans local professionnel, sur une base minimum fixée par votre commune. Trois amortisseurs protègent les débutants : l'année civile de création est totalement exonérée, la première année d'imposition bénéficie d'une base réduite de moitié, et un chiffre d'affaires annuel inférieur ou égal à 5 000 € exonère de la cotisation minimum.

Ensuite, le montant dépend directement de la commune de votre siège : de moins d'une centaine d'euros à plus d'un millier d'euros par an pour un même chiffre d'affaires. Rapportée au mois, comptez généralement l'équivalent de 15 € à 60 € selon l'adresse. C'est l'un des critères à regarder avant de domicilier son entreprise chez soi ou ailleurs.

Compte bancaire, assurances, adresse : les frais de fonctionnement

Trois postes récurrents complètent le budget, tous modulables :

  • Le compte dédié : obligatoire seulement si votre chiffre d'affaires dépasse 10 000 € deux années civiles de suite, et un second compte courant classique suffit. Coût réel : de 0 € à une dizaine d'euros par mois selon la banque.
  • Les assurances : la responsabilité civile professionnelle coûte le plus souvent quelques centaines d'euros par an pour une activité de service. Les artisans du bâtiment doivent y ajouter la décennale, nettement plus chère (souvent plus de 100 € par mois), et les métiers du transport leurs assurances spécifiques.
  • L'adresse professionnelle : gratuite si vous domiciliez l'entreprise chez vous, dès 1 €/mois auprès d'une société de domiciliation agréée si vous préférez garder votre adresse personnelle hors des registres publics.

Le total réaliste, profil par profil

En additionnant tout, voici des ordres de grandeur mensuels constatés, hors impôt sur le revenu qui dépend de votre foyer :

Consultant BNC, 3 000 € de CA/moisEnviron 768 € de cotisations + 15 à 60 € de CFE lissée + assurance RC pro : autour de 850 €
Vendeur en ligne, 5 000 € de CA/moisEnviron 615 € de cotisations (12,3 %) + CFE + compte : autour de 700 €, hors achat de stock
Artisan BTP, 4 000 € de CA/moisEnviron 848 € de cotisations (21,2 %) + décennale + CFE : souvent plus de 1 000 €
Activité en veille, 0 € de CA0 € de cotisations ; il ne reste que les abonnements que vous conservez (compte, assurance, adresse)

La leçon à retenir : en micro-entreprise, l'essentiel du coût est proportionnel à ce que vous encaissez. Les frais fixes incompressibles se limitent à la CFE après la première année et aux services que vous choisissez de souscrire. C'est ce qui en fait le régime le plus sûr pour tester une activité.

L'adresse de votre siège pèse deux fois sur le budget : elle détermine la commune qui fixe votre CFE et elle est publiée dans les registres publics. ma-domiciliation.fr propose des adresses agréées en préfecture dès 1 €/mois, attestation prête en 5 minutes. Comparer les adresses de domiciliation

Questions fréquentes

Créer une micro-entreprise est-il vraiment gratuit ?
Oui. La déclaration de début d'activité est gratuite sur autoentrepreneur.urssaf.fr et via le Guichet unique de l'INPI. Aucun frais légal d'immatriculation n'existe pour une micro-entreprise. Seuls certains intermédiaires facturent leur accompagnement ; le nôtre est offert.
Que paie-t-on si le chiffre d'affaires est nul ?
Aucune cotisation sociale : elles sont strictement proportionnelles au chiffre d'affaires encaissé. Restent la CFE à partir de la deuxième année (sauf chiffre d'affaires annuel inférieur ou égal à 5 000 €) et vos éventuels abonnements (compte, assurance, adresse).
Faut-il un comptable en micro-entreprise ?
Non, ce n'est pas obligatoire et c'est rarement utile : le régime ne demande ni bilan ni liasse fiscale, seulement un livre des recettes et vos déclarations de chiffre d'affaires à l'Urssaf. La plupart des micro-entrepreneurs gèrent seuls.
Combien coûte la CFE en micro-entreprise ?
Cela dépend de votre commune : la base minimum et le taux sont votés localement. L'année de création est exonérée, la suivante bénéficie d'une base réduite de moitié, et un chiffre d'affaires annuel de 5 000 € ou moins exonère de la cotisation minimum.
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Sources officielles