Service privé indépendant, non affilié à l'administration. Les démarches officielles sont gratuites sur autoentrepreneur.urssaf.fr

Devenir électricien en micro-entreprise.

Mises aux normes, tableaux, dépannages : un statut rapide à obtenir, pour un métier où la qualification et les assurances ne se discutent pas.

Créer ma micro-entreprise Création offerte : 0 € de frais de dossier.

L'essentiel pour un électricien

Les chiffres 2026 applicables à votre activité, en un tableau.

Catégorie d'activitéBIC prestations de services (activité artisanale)
Plafond de chiffre d'affaires 202683 600 € de chiffre d'affaires par an (prestations)
Cotisations sociales 202621,2 % du chiffre d'affaires
Abattement fiscal forfaitaire50 %
Franchise de TVA37 500 € (franchise services)
Code APE indicatif43.21A (travaux d'installation électrique dans tous locaux), indicatif

ACRE : si vous y êtes éligible, une exonération partielle de cotisations sociales s'applique en début d'activité. Attention, depuis le 1er juillet 2026, l'exonération est réduite à 25 % et la demande doit être déposée dans les 60 jours suivant le début d'activité (décret du 6 février 2026). CFE : exonération l'année de création, et si votre chiffre d'affaires ne dépasse pas 5 000 € par an.

Pourquoi la micro-entreprise est adaptée

Un métier porté par la rénovation

Mises aux normes de logements anciens, bornes de recharge, domotique : la demande en électriciens qualifiés reste soutenue, et beaucoup d'entreprises du secteur cherchent des sous-traitants fiables.

De la main-d'œuvre avant tout

Sur un dépannage ou une mise en sécurité, l'essentiel de la facture est du temps de travail qualifié. C'est la configuration où l'abattement forfaitaire de 50 % de la micro reste cohérent avec la réalité.

Un démarrage sans structure lourde

Pas de capital, pas de comptable obligatoire, immatriculation en ligne : vous testez l'indépendance sur vos premiers chantiers avant de décider d'investir dans une société.

Des charges proportionnelles à l'activité

Entre deux chantiers, aucune cotisation minimale : les 21,2 % ne s'appliquent qu'au chiffre d'affaires réellement encaissé, ce qui sécurise les premiers mois d'installation.

Comment se lancer : les 4 étapes

Étape 1

Vérifiez votre qualification

L'électricité du bâtiment est une activité réglementée (loi du 5 juillet 1996) : CAP, BEP ou diplôme équivalent en électricité, ou 3 ans d'expérience professionnelle dans le métier. La qualification est contrôlée à l'immatriculation.

Étape 2

Déclarez votre micro-entreprise

Déclaration au Guichet unique (code 43.21A). Si vous êtes éligible à l'ACRE, déposez la demande à l'Urssaf dans les 60 jours suivant le début d'activité : depuis le 1er juillet 2026, l'exonération est de 25 % des cotisations.

Étape 3

Souscrivez la décennale et cadrez vos habilitations

L'installation électrique intégrée au bâti relève de la garantie décennale, à souscrire avant le premier chantier. Tenez aussi à jour vos habilitations électriques : elles attestent de votre aptitude à travailler en sécurité et sont demandées par les donneurs d'ordre en sous-traitance.

Étape 4

Trouvez vos premiers chantiers

Sous-traitance pour des entreprises d'électricité générale, partenariats avec des cuisinistes et agenceurs, syndics pour les parties communes, bouche-à-oreille : les premiers mois se remplissent souvent en sous-traitance, le temps que la clientèle directe se constitue.

Combien pouvez-vous gagner ?

Les taux horaires constatés se situent généralement entre 40 et 65 € HT selon la région et la technicité, davantage pour les interventions urgentes ou spécialisées (tableaux, bornes de recharge). Les petits forfaits courants (remplacement de tableau, ajout de circuits) se chiffrent en centaines d'euros de main-d'œuvre.

Une journée facturée 400 € de main-d'œuvre laisse environ 315 € après les 21,2 % de cotisations, avant outillage, véhicule, décennale et impôt. L'abattement forfaitaire de 50 % tient lieu de déduction pour l'ensemble de ces frais.

Fourchettes indicatives constatées sur le marché, sans garantie de revenus : vos tarifs dépendent de votre expérience, de votre zone et de votre clientèle.

Points de vigilance avant de vous lancer

Qualification exigée, contrôlée à l'immatriculation

CAP, BEP ou équivalent en électricité, ou 3 ans d'expérience professionnelle : sans cette qualification, l'immatriculation en tant qu'électricien est refusée. Les travaux électriques mal réalisés étant une cause majeure d'incendies domestiques, les contrôles sont pris au sérieux.

Décennale obligatoire sur l'installation intégrée

Câblages encastrés, tableaux, circuits : l'installation électrique fait partie des éléments indissociables de l'ouvrage couverts par la décennale. Souscription avant le premier chantier, attestation sur devis et factures.

Habilitations et attestations de conformité

Les habilitations électriques doivent être à jour pour travailler en sécurité et répondre aux exigences des donneurs d'ordre. Pour les installations neuves ou entièrement rénovées, une attestation de conformité visée par l'organisme de contrôle (Consuel) est nécessaire avant la mise sous tension.

Fournitures et outillage non déductibles

Tableaux, câbles, appareillages, testeurs : tout ce que vous achetez entre dans le forfait de 50 %, sans déduction ni récupération de TVA. Dès que vos chantiers incluent beaucoup de fourniture, comparez avec le régime réel ou la société.

Chantiers neufs avec fourniture complète, salarié ou apprenti, stock de matériel : la plupart des électriciens qui se développent passent en société pour déduire leurs charges et récupérer la TVA. La création de SASU est offerte chez ma-domiciliation (0 € HT + frais légaux obligatoires).

L'adresse professionnelle de votre micro-entreprise

L'adresse déclarée à la création est publiée dans les registres publics. En option, domiciliez votre activité sur une adresse agréée dès 1 €/mois : votre domicile reste privé, et votre attestation est prête en 5 minutes.

Découvrir l'adresse pro

Questions fréquentes : électricien en micro-entreprise

Quel diplôme faut-il pour s'installer électricien ?
Un CAP, un BEP ou un diplôme équivalent en électricité, ou à défaut 3 ans d'expérience professionnelle dans le métier. Cette exigence de la loi du 5 juillet 1996 est contrôlée à l'immatriculation.
Les habilitations électriques sont-elles obligatoires pour un indépendant ?
L'habilitation formalise l'aptitude à travailler en sécurité sur ou près des installations électriques. Pour un indépendant, elle n'est pas délivrée par un employeur mais repose sur une formation adaptée : les donneurs d'ordre en sous-traitance et certains assureurs l'exigent. La maintenir à jour est une précaution indispensable.
La décennale est-elle obligatoire pour un électricien auto-entrepreneur ?
Oui pour les travaux d'installation électrique intégrée au bâti : câblages encastrés, tableaux, circuits fixes. L'assurance doit être souscrite avant l'ouverture du chantier et figurer sur vos devis et factures. Un dépannage sans travaux de construction peut relever de la seule RC pro.
Qu'est-ce que l'attestation Consuel et quand est-elle exigée ?
C'est l'attestation de conformité des installations électriques neuves ou entièrement rénovées, visée par l'organisme de contrôle avant la mise sous tension par le gestionnaire de réseau. Si vos chantiers portent sur des installations neuves, intégrez cette démarche et son coût dans vos devis.
Quel taux de cotisations pour un électricien en micro-entreprise ?
21,2 % du chiffre d'affaires (BIC prestations de services, taux 2026), avec un abattement fiscal forfaitaire de 50 %, un plafond de 83 600 € et une franchise de TVA jusqu'à 37 500 €.
Puis-je sous-traiter pour des entreprises d'électricité en micro-entreprise ?
Oui, c'est le canal de démarrage le plus courant. Le donneur d'ordre vous demandera vos attestations Urssaf, votre décennale et vos habilitations. Vos propres travaux restent couverts par votre décennale, pas par la sienne.
Créer ma micro-entreprise 10 minutes de questionnaire, un expert vérifie le reste.