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Devenir chauffeur VTC en micro-entreprise.

Le statut le plus courant pour démarrer comme chauffeur, une fois la carte VTC en poche et le registre à jour.

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L'essentiel pour un chauffeur VTC

Les chiffres 2026 applicables à votre activité, en un tableau.

Catégorie d'activitéBIC prestations de services
Plafond de chiffre d'affaires 202683 600 € de chiffre d'affaires par an
Cotisations sociales 202621,2 % du chiffre d'affaires
Abattement fiscal forfaitaire50 %
Franchise de TVA37 500 € (franchise services)
Code APE indicatif49.32Z (transports de voyageurs par taxis), indicatif

ACRE : si vous y êtes éligible, une exonération partielle de cotisations sociales s'applique en début d'activité. Attention, depuis le 1er juillet 2026, l'exonération est réduite à 25 % et la demande doit être déposée dans les 60 jours suivant le début d'activité (décret du 6 février 2026). CFE : exonération l'année de création, et si votre chiffre d'affaires ne dépasse pas 5 000 € par an.

Pourquoi la micro-entreprise est adaptée

Le statut accepté par toutes les plateformes

Uber, Bolt et les centrales de réservation travaillent avec des chauffeurs en micro-entreprise. C'est le format le plus rapide pour commencer à rouler légalement.

Tester le métier avant d'investir

Location de véhicule à la semaine, pas de société à créer, cessation gratuite si le métier ne vous convient pas : la micro limite la mise de départ dans un secteur où beaucoup s'engagent trop vite.

Compatible avec un temps partiel

Rouler le week-end ou en soirée en complément d'un emploi est possible : les cotisations suivent le chiffre d'affaires, sans minimum à atteindre.

Une gestion simplifiée au démarrage

Déclaration de chiffre d'affaires mensuelle ou trimestrielle en ligne, pas de bilan comptable : vous vous concentrez sur la course, pas sur la paperasse.

Comment se lancer : les 4 étapes

Étape 1

Obtenez la carte professionnelle VTC

Réussite de l'examen VTC organisé par les chambres de métiers et de l'artisanat, puis délivrance de la carte par la préfecture. Aucune course rémunérée n'est possible avant.

Étape 2

Inscrivez-vous au registre des VTC

L'inscription au registre des exploitants VTC est obligatoire avant de commencer, et se renouvelle tous les 5 ans. Elle exige notamment un justificatif d'assurance et de capacité financière.

Étape 3

Déclarez votre micro-entreprise et assurez le véhicule

Déclaration au Guichet unique (code 49.32Z), demande d'ACRE dans les 60 jours si vous y êtes éligible (25 % d'exonération depuis le 1er juillet 2026), assurance transport de personnes à titre onéreux et véhicule conforme aux exigences de la réglementation.

Étape 4

Connectez-vous aux plateformes

Uber, Bolt, centrales locales : chaque plateforme vérifie carte VTC, registre, assurance et véhicule. Diversifiez les canaux et travaillez les heures rentables (aéroports, soirées, événements) plutôt que le volume d'heures.

Combien pouvez-vous gagner ?

Le chiffre d'affaires horaire constaté se situe généralement entre 20 et 30 € en heures actives, commissions des plateformes incluses, avec de fortes variations selon la ville, les horaires et la saison.

Exemple à 25 € facturés au client : la plateforme prélève sa commission (souvent autour de 25 %, soit 6,25 €) et les cotisations de 21,2 % s'appliquent sur les 25 € entiers (5,30 €). Il reste environ 13,45 €, avant carburant, location du véhicule, lavage et impôt.

Fourchettes indicatives constatées sur le marché, sans garantie de revenus : vos tarifs dépendent de votre expérience, de votre zone et de votre clientèle.

Points de vigilance avant de vous lancer

Carte VTC et inscription au registre avant toute course

L'examen VTC, la carte professionnelle délivrée par la préfecture puis l'inscription au registre des VTC (renouvelable tous les 5 ans) sont des préalables obligatoires. Rouler sans carte ou sans inscription est lourdement sanctionné.

Vous déclarez le prix total payé par le client, commission comprise

En micro, la commission prélevée par la plateforme n'est pas déductible : votre chiffre d'affaires est la somme payée par le passager, pas ce qui arrive sur votre compte. À 25 % de commission, vous cotisez donc aussi sur de l'argent que vous n'avez jamais touché.

Une assurance spécifique est obligatoire

Le transport de personnes à titre onéreux exige une assurance dédiée, en plus de la RC pro. Une assurance auto classique ne couvre rien pendant une course : vérifiez votre contrat avant la première mise en ligne.

Le calcul penche vite vers la société

Location longue durée, carburant, lavage, péages, commissions : les charges réelles d'un chauffeur à temps plein dépassent largement l'abattement de 50 %, et la TVA sur le véhicule n'est pas récupérable en micro. La plupart des chauffeurs à temps plein gagnent à passer en société.

À temps plein, entre charges réelles élevées et TVA non récupérable sur le véhicule, créer une société (souvent une SASU) est souvent plus rentable que la micro : faites le calcul dès que vous dépassez le temps partiel. La création de SASU est offerte chez ma-domiciliation (0 € HT + frais légaux obligatoires).

L'adresse professionnelle de votre micro-entreprise

L'adresse déclarée à la création est publiée dans les registres publics. En option, domiciliez votre activité sur une adresse agréée dès 1 €/mois : votre domicile reste privé, et votre attestation est prête en 5 minutes.

Découvrir l'adresse pro

Questions fréquentes : chauffeur VTC en micro-entreprise

Comment obtenir la carte VTC ?
Il faut réussir l'examen VTC organisé par les chambres de métiers et de l'artisanat, puis demander la carte professionnelle à la préfecture. Ensuite, l'inscription au registre des VTC est obligatoire avant d'accepter la moindre course, et se renouvelle tous les 5 ans.
Quelle différence entre VTC et taxi ?
Le taxi dispose d'une licence (autorisation de stationnement) qui lui permet de prendre des clients en maraude et aux stations, avec un compteur réglementé. Le VTC ne travaille que sur réservation préalable, sans maraude ni stationnement en attente de clients, à un prix convenu à l'avance. Les deux exigent une carte professionnelle, mais les examens et les régimes sont distincts.
Les commissions Uber sont-elles déductibles de mon chiffre d'affaires ?
Non. En micro-entreprise, vous déclarez la totalité du prix payé par le client, commission de la plateforme incluse. Aucun frais réel n'est déductible : c'est l'abattement forfaitaire de 50 % qui en tient lieu.
Puis-je utiliser ma voiture personnelle comme VTC ?
Seulement si elle répond aux exigences réglementaires applicables aux véhicules VTC (ancienneté, dimensions, puissance) et si elle est couverte par une assurance transport de personnes à titre onéreux. Beaucoup de chauffeurs préfèrent la location longue durée d'un véhicule déjà conforme.
Micro-entreprise ou société pour un chauffeur VTC ?
La micro convient pour démarrer ou rouler à temps partiel. À temps plein, les charges réelles (location, carburant, commissions) dépassent souvent l'abattement de 50 %, et une société permet de les déduire et de récupérer la TVA sur le véhicule.
Quel plafond de chiffre d'affaires pour un VTC ?
83 600 € par an en 2026. Attention, ce plafond s'apprécie sur le prix total payé par les clients, commissions des plateformes incluses : un chauffeur à temps plein peut l'atteindre plus vite qu'il ne le pense.
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